De l’empathie pour soi même

10310674_10152220590041401_4315673889676026343_n

Oui c’est moi. J’avais un an et des brouettes.
Je ne vais pas vous faire le coup du « j’étais bébé et une vie entière s’étalait devant moi, qu’en ai-je fait snif  »

Non aujourd’hui on va parler de quelque chose que l’on oublie un peu trop facilement, pris dans la course de la vie : l’empathie pour soi même.

Hier je suis allée à une séance de Mindfulness « Méditation Pleine Conscience » pour comparer avec les autres techniques que j’ai apprise lors de mon cursus de sophrologue (on en reparlera, t’inquiète !). C’était très intéressant mais je vais n’en retenir aujourd’hui qu’un seul élément : la bienveillance.

On est bienveillant avec le conjoint, les parents, les collègues… on fait des stages de communication non violente, on fait attention à apporter un petit cadeau à la maîtresse, à avoir un mot gentil pour le facteur, la concierge, la boulangère… On essaie d’être socialement agréables (enfin la plupart d’entre nous ^^ ).

On est bienveillant avec les enfants, les petits enfants, les beaux-enfants dans les familles recomposées. On fait des stages de Faber & Mazslich, de Filliozat … On lit des livres de Thomas Gordon. On essaie d’être les parents qu’on aurait aimé avoir (ou les notres en mieux).

Et nous ? Sommes nous bienveillants avec nous même ? Bien sûr avoir un comportement social agréable et une parentalité assumée et positive, c’est déjà un super début. Mais nous ne sommes pas que ça. Nous ne sommes pas que l’image transmise par les autres ou juste des parents. Sinon c’est l’écueil assuré.

Car combien de temps pouvons nous être bienveillants à l’extérieur si nous ne sommes pas bienveillants à l’intérieur ? Combien de temps pouvons nous donner, donner, donner, donner sans jamais recevoir ? Combien de temps pour complètement vider le réservoir émotionnel et devoir le remplir en urgence après les craquages ? Il faut être beau, parfait, gentil, avoir un super boulot, une belle maison, un labrador jaune et des enfants parfaits, sages et bien dans leurs baskets … « et la marmotte … »

marmotte-milka-chocolat_wdrf_69z54D’après mon atelier découverte d’hier, la bienveillance c’est d’accueillir l’idée qui traverse l’esprit, un peu parasite, et de la laisser, sans jugements. D’en prendre conscience sans que le petit hamster dans la roue ne s’emballe. Ramener le mental à se recentrer (sur la respiration par exemple) avec empathie et douceur… La finalité même de tout exercice « en conscience » c’est d’être plus présent à soi, de profiter mieux de chaque instant, de ne pas faire mille trucs à la fois et finalement de n’en faire aucun comme il faudrait.

Cela demande un entrainement important. Des idées parasites c’est pas ce qui manque… Il y a celles qui ne sont pas très graves (penser à sa liste de courses sous la douche) et il y a celles qui peuvent être destructrices à force. « Je suis nulle, je suis grosse, mes enfants sont en retard, je n’y arriverai jamais, je crie trop, les gens pensent que…, je suis une mauvaise mère, épouse, personne » Ces idées là nous remontent de l’inconscient et devinez quand elles y sont entrées ?
Eh bah à l’âge de ma photo ! Dans l’enfance !
L’image que l’on a de soi, le seuil de tolérance que l’on a au stress, la bienveillance que l’on a naturellement (ou pas) pour soi, viennent toujours de notre enfance. Il faudra des années pour travailler dessus et les changer si elles sont négatives.

Si je suis bienveillante avec mes gosses, c’est aussi pour qu’ils n’aient (pas trop) à faire ce travail, qui est long et difficile. Pour que leur construction psychique et morale soit la plus positive et aimante possible. Pour qu’ils vivent dans un monde solide et logique, entourés et soutenus. Qu’ils apprennent à s’exprimer et trouvent normal d’être écoutés et d’écouter à leur tour. Pour que la bienveillance pour eux mêmes leur soit naturelle. Pour qu’ils soient pleinement conscients de leur vie et de leurs potentiels.

Si j’y arrive aujourd’hui, c’est parce que la petite fille de la photo a eu la chance, immense, d’avoir une construction solide et agréable. Je me suis prise quelques fessées et quelques actes d’autorité qui auraient pu être évités mais je n’en ai pas été détruite. Jamais on ne m’a dit que j’étais nulle ou que je n’allais pas y arriver. Et aujourd’hui j’ai tendance à ne pas le penser. J’ai eu aussi la chance de rencontrer la sophrologie et les techniques comme Vittoz pour travailler, tous les jours sur mes pensées parasites. Quand je prends une douche, je savoure ma douche. Et tous ces petits moments savourés rendent la vie tellement plus agréable. Je m’occupe de mon enfant intérieur, comme on dit.

Peu importe la technique utilisée. Il faut juste prendre conscience de ce qu’on a dans la tête. Et travailler dessus, tous les jours. Ca nous rendra tellement plus bienveillants vis à vis de nos failles, de nos doutes, tellement plus créatifs dans l’éducation que l’on tente de donner…

Je vous mets la video de Katerine Brisebois qui avec son accent qui chante, en parle mieux que moi ( et d’ailleurs toutes ses vidéos sont très chouettes, elle est d’une grande sincérité !) et je trouve son approche très vraie et très juste.

J’espère que cet article vous a plu et vous aidera à vous dire « oui c’est vrai je ne m’occupe pas assez de moi, je me laisse trop bouffer par mes doutes » ! C’est son but en tout cas ! Bon week end à tous et à toutes 😀

ps : Mon peit garçon va beaucoup mieux depuis le traitement contre l’asthme, la crise est passée, il recourt partout en hurlant, tout va bien ❤

Cet article a été écrit pour les Jeudis de l’Education auxquels j’aime beaucoup participer.
macaron-rdv-educationRetrouvez les autres thèmes abordés sur les autres blogs participants !

Sur le thème des devoirs :

AUTRES THÈMES :

(steph de politikment incorrecte)

Advertisements

3 réflexions sur “De l’empathie pour soi même

  1. Très joli texte.
    C’est vrai, on s’oubli vite.

    Ici c’est un quotidien, je le sait.
    À tel point que je ne sais pas ce qui me ferais plaisir, juste un petit truc je n’en sais rien du tout.
    Je sais que jamais rien n’est assez bien fait ou assez bon. Même si on me dit le contraire.

    C’est comme ça…

    J'aime

    • Ce n’est pas évident de se reconnecter à soi même, surtout quand les enfants sont petits et qu’on se donne à 300% pour eux. Mais ca ne passe pas forcément par tout de suite du plaisir… ca peut juste commencer par « tiens l’eau de la vaisselle est froide » « tiens le chat est doux, ca me fait du bien de le caresser » … ca commence souvent par de toutes petites choses, une maniere aussi de faire pause quand tout va trop vite… le perfectionnismes, ca je connais bien aussi et ca se travaille lenttemmmeennttt 🙂 Mais ce n’est pas une fatalité

      J'aime

  2. Ton billet me parle beaucoup, vraiment. Je ne sais pas toujours comment me connecter à mon enfant intérieur, mais finalement, j’ai l’impression d’être de plus en plus bienveillante avec moi-même. Ce n’est pas simple tous les jours, mais je progresse !

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s