Notes sur Reggio : Partie 1 : Les Relations et la Créativité

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J’ai fini mon ouvrage « Bringing the Reggio Approach to Your Early Years Pratice« . Youhou ! C’est un ouvrage que j’ai commandé en format numérique et en anglais. Et je ne regrette pas car il pose les bases de l’approche, de manière simple et concise (et dans un anglais relativement abordable pour un niveau « moyen-plus » comme le mien). J’ai tout de même pris des notes en les traduisant, donc je me propose d’en discuter un peu 🙂
J’ai déjà parlé dans mon introduction sur Reggio ICI et des quelques principes de bases de ce projet éducatif hors normes, avec quelques indications historiques. Si l’ouvrage est plutôt orienté pour les professeurs avec des chapitres « Comment s’inspirer de Reggio »,  je vais tenter d’en faire de même pour celles, qui comme moi, font « à domicile » sous forme de questions !

Les deux premiers chapitres, les Relations et la Créativité, présentent ce que l’on connaît en général de l’approche Reggio.
Une puissante image de l’enfant : C’est le point central de tout. L’enfant est au centre de tout. Ils doivent devenir forts, indépendants et capable de travailler et d’apprendre seuls ou en groupe. Pour ce faire, on accorde une importance cruciale à l’écoute des idées et des opinions exprimées. Les écouter n’est pas forcement une chose facile mais on en reparlera. L’enfant est un PARTENAIRE et on admet que l’adulte n’a pas toutes les réponses. L’adulte sert à permettre à l’enfant d’avoir à portée de main des ressources qui l’encouragent à développer son propre chemin de réflexion et d’apprentissage.
La two-ways relation : Les relations vont dans les deux sens. Ca forme un triangle parent/enfant/enseignant. Je vous épargne le schéma sur Paint. Tout le monde se trouve investi, et chacun apprend de l’autre. Même la municipalité joue un rôle important en relation avec l’école (qui forme ses citoyens de demain, oui ça paraît évident partout … sauf chez nous ^^ ). Elle organise par exemple régulièrement des expositions internationales pour présenter la méthode et les ouvrages des enfants qui sont exposés comme de réelles oeuvres d’art. Pour que cela fonctionne, le postulat de base est que les adultes s’entendent bien. L’enfant a donc un cercle autour de lui, de personnes adultes et responsables qui lui servent de modèles (en supportant son apprentissage). C’est dans l’interaction que l’enfant apprend le mieux.  Ca sous entend un respect mutuel, d’échanger avec d’autres personnes sur l’image de l’enfant et une concertation régulière organisée avec le ou les enfants.

* Ecoutons nous activement les idées et suggestions de nos enfants ?
* Que faisons nous de ces idées ? Sont elles réalisées ?
* Prenons nous en compte les différentes expressions possibles d’une idée (les 100 langages de l’enfant ) ? quelles sont ses opportunités pour exprimer ses idées ?
* Partageons nous cette idée avec d’autres adultes afin de la comprendre ?
* Sommes nous de bons modèles pour nos enfants ?

Les langages d’expression : C’est ce que Malaguzzi a appelé les 100 langages. Chaque enfant est créatif et souhaite apprendre, enseigner et s’exprimer. Les arts ne sont plus une matière du programme scolaire, mais la Voie pour penser, faire des choix… Il faut beaucoup d’expériences variées (musique, danse, peinture, théâtre, jeux extérieurs…), du temps pour développer ses idées, la liberté de résoudre seul des problèmes posés, l’opportunité de se découvrir des compétences …
Le matériel intelligent : les jouets ont un but, les ressources pas vraiment. Elles sont souvent de qualité, naturelles ou recyclées, neutres et encouragent l’enfant à leur trouver du potentiel. La terre, l’argile, sont souvent le premier matériel utilisé.
Etre créatif : C’est utiliser un savoir pour faire des connexions entre 2 manières d’apprendre. Une idée fait naître d’autres idées. L’enfant utilise ce qu’il sait déjà pour faire des « prédictions », pour choisir une voie . Attention, Reggio n’est pas un cours d’art ! Il est une résolution de problèmes. L’enfant est créatif même en faisant des maths ou des sciences. L’enfant n’apprend pas à peindre en cours de français, par exemple, il apprend les lettres en les peignant. Mais on ne privilégie aucune forme d’intelligence : il pourrait donc très bien danser son alphabet ou attribuer à chaque lettre un son à la flûte.

* Que pensons nous de notre propre créativité ? 
* L’enfant a t’il assez de temps et d’opportunités pour s’exprimer ?
* Accordons nous la même valeur à toutes les formes d’expressions ?
* Notre environnement encourage t’il l’enfant à s’exprimer ?
* Savons nous gérer le risque et le challenge ?

C’est « tout » pour aujourd’hui ! Je trouve tout cela passionnant et ça ouvre dejà beaucoup de voies de réflexions . Si vous avez des questions, n’hésitez pas à me contacter en commentaires ou sur ma page FACEBOOK. Bon week end !

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Une réflexion sur “Notes sur Reggio : Partie 1 : Les Relations et la Créativité

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